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Gene Wolfe : Toutes les couleurs de l’enfer

dimanche 3 novembre 2013, par Denis Blaizot

Editions Denoël (Présence du futur Présence du Futur Collection de poche des éditions Denoël ) (1990 1990 )
314 pages
Traduit par Pierre K. Rey

Quatrième de couverture : Par quel facétieux tour du destin ce jeune homme, parti à la recherche de sa fiancée disparue, se retrouve-t-il confronté à un personnage échappé de sa légende celtique ?
Quels tragiques événements se déroulent dans l’esprit et le corps de cette jeune fille qui se prétend « habitée » ?
Est-ce au charme d’une simple mortelle ou à celui d’une créature mythologique qu’a succombé cet universitaire américain en voyage d’étude en Grèce ?
Et quels secrets cachent « l’homme sans tête » et « le maître des rêves » ?
En dix-huit nouvelles, toutes les facettes d’un fantastique hors normes qui fait se télescoper passé, présent et futur, et surgit aussi bien d’une rose que d’un four à micro-ondes.

Ce recueil contient :

  • Un Chalet sur la côte (A Cabin on the Coast)
  • Kevin Malone (Kevin Malone)
  • June dans les ténèbres (The Dark of the June)
  • La Mort de Hyle (The Death of Hyle)
  • Extraits des carnets du Dr. Stein (From the Notebook of Doctor Stein)
  • Thag (Thag)
  • L’Homme du Nebraska et la Néréide (The Nebraskan and the Nereid)
  • Dans la maison de pain d’épice (In the House of Gingerbread)
  • L’Homme sans tête (The Headless Man)
  • Notre voisin, par David Copperfield (Our Neighbour by David Copperfield)
  • Le Détective des rêves (The Detective of Dreams)
  • Péritonite (Peritonitis)
  • Toutes les couleurs de l’enfer (All the Hues of Hell)
  • Lukora (Lukora)
  • Suzanne Delage (Suzanne Delage)
  • Mon livre (My Book)
  • La Plus belle femme du monde (The Most Beautiful Woman on the World)
  • L’histoire de la rose et du rossignol (et ce qui s’ensuivit)

Mon avis : J’aime beaucoup les romans et sagas de Gene Wolfe, beaucoup moins ses nouvelles. La lecture de cette première moitié de Endangered Species que l’éditeur français a préféré scinder en deux volumes dans deux collections différentes ne déroge pas à ce constat. Quelques nouvelles sortent du lot, mais certaines ne passeraient pas le bagarre d’un comité de lecture d’un petit éditeur associatif comme il en fleuri actuellement grâce à internet et l’impression à la demande. Ce n’est pas ce genre de recueil qui va réconcilier les aficionado des sagas et romans à suite avec la nouvelle.

Heureusement quelques-unes sortent du lot et valent que le lecteur persiste dans sa tâche. Dans la maison de pain d’épice, L’homme sans tête, Notre voisin, par David Copperfield, Lukora, pour n’en nommer que quatre, valent le détour. Les autres n’ont pas su me parler ; de par leur trame (Mon livre ou Suzanne Delage par exemple) ou leur chute dont je n’ai pas saisi le lien avec le récit ( Le détective des rêves ou Toutes les couleurs de l’enfer en particulier). Les autres ne sont que de peu d’intérêt.

Vous l’aurez compris, un avis très chaud et froid pour ce volume. Et je vais prendre un peu de temps avant d’entamer la lecture de la deuxième moitié, Silhouettes.

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