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Jim Thompson (1906 — 1977)

vendredi 6 juin 2014, par Denis Blaizot

Cet écrivain a été prolifique et j’ai encore lu trop peu de choses de lui.

Dans un premier temps, je vais donc faire la liste des titres que j’ai lus. Les autres viendront plus tard.

Sang mêlé (King Blood, écrit en 1954 1954 mais publié en1973)
Rivages / Noir - 1987

Ike King était sans doute le plus grand propriétaire terrien de l’Oklahoma. Il avait construit son empire par le sang et la violence. Et ses fils comptaient se l’approprier par les mêmes moyens. Arlie avait tué son frère Boz pour cela ; mais Critch était de retour et avait droit à sa part. Il avait aussi une redoutable meurtrière à ses trousses, et un marshal nommé Thompson le tenait à l’oeil.

Les Arnaqueurs (The Grifters - 1963)
Rivages / Noir - 1988

La médiocrité, la noirceur, la haine, l’horreur sanglante de la vie, le monde de bruit et de fureur hantent des canailles ; Jim Thompson Jim Thompson les éclaire parfois dans ses romans par une truculence savoureuse. Otez la truculence et qu’est-ce qu’il reste ? Les Arnaqueurs.

Un nid de crotales (The transgressors - 1961 1961 )
Rivages / Noir - 1986

Des types dans vot’genre, y’en a eu des tas depuis la nuit des temps. Des incendiaires, des tortionnaires, des assassins... Prêts à pousser leurs semblables dans les chambres à gaz. Et c’est toujours fait de manière légale. Y z’ont toujours une loi derrière eux. Dans l’ouest oublié de dieu et des hommes, au fin fond de nulle part, le shérif adjoint Tom Lord paraît dérisoire. Jusqu’au jour où il tue, en état de légitime défense et protégé par l’insigne.

Un chouette petit lot (A sweel-looking babe - 1954 1954 )
Gallimard / Série Noire - 1968

Dusty était dans le hall lorsqu’elle a franchi la porte de l’hôtel. Elle pouvait avoir vingt ans comme soixante avec sa chevelure souple couleur de cendre, mais son corps épanoui annonçait une trentaine bouleversante. Ce n’était pas une femme, c’était toutes les femmes : le danger, la fascination et l’irrépressible envie de l’approcher. Dusty pourtant le sait. Une cliente reste intouchable. Derrière la tentation peut se cacher le piège. Que cette femme ressemble à ce point à sa mère défunte est fascinant. Lui qui a tout arrêté pour épauler son père est brutalement rappelé aux vérités enfouies de sa naissance. Doit-il trahir ? Doit-il faire confiance ? Est-il lui-même si naïf que son visage d’ange le laisserait croire ?…

M. Zéro (The nothing man - 1954 1954 )
Gallimard / Série Noire - 1992

Qu’a-t-il bien pu arriver à Clinton Brown pour qu’il picole comme un trou, ironise avec tant de férocité, et torture à ce point son entourage de son humour sans pitié ? La guerre est passée par là bien sûr, mais cela suffit-il à tout justifier alors qu’il en est revenu et qu’on lui a trouvé une bonne place ? Journaliste, ce n’est pas si mal. Il est beau gosse et les femmes le recherchent. L’alcool, s’il lui brouille la mémoire, ne lui ôte rien de son charme. Est-il si mauvais ? A-t-il réellement fait brûler vive son épouse ? C’est pourtant lui qui a jeté cette autre femme en pâture à des chiens. Pourquoi personne ne le croit-il lorsqu’il ricane et s’accuse d’autres meurtres ?

Le criminel (The criminal - 1953)
Fayard / Noir - 1981

Un criminel c’est utile à tout le monde. Qu’il soit coupable ou non importe peu. La presse s’en sert pour augmenter ses tirages. Les politiciens l’utilisent en vue des élections. Les habitants de la ville peuvent ressasser leur haine tranquillement. Et les avocats trouver une cause à publicité. Quant à l’accusé lui-même, dans quel état en sortira-t-il ? Le criminel est un roman très sous-estimé de Thompson, alors qu’il s’agit d’une œuvre magistrale, qui aborde de manière frontale l’un des grands thèmes sous-jacents de son œuvre. Narré successivement à la première personne par deux personnages et sur quatorze chapitres, ce roman constitue un véritable tour de force au plan de la construction. Se présentant sous la forme d’une énigme à résoudre, Le Criminel est en fait une étude subtile sur la culpabilité partagée.

L’assassin qui est en moi (The killer inside me - 1952 1952 )
Rivages / Noir - 2012


Déjà publié sous le titre Le démon dans la peau dans une édition tronquée.
C’est un tueur, un psychopathe dangereux et violent qui aime battre les femmes, un monstre sans conscience. C’est un flic. Il est le narrateur de ce roman très noir qui nous fait pénétrer dès les premières pages dans l’esprit malade de Lou Ford, shérif adjoint à Central City...

L’échappée(The geteway - 1958 1958 )
Rivages / Noir - 2012


Déjà publié sous le titre Le lien conjugal dans une édition tronquée.
Sitôt sorti de prison, Doc McCoy programme avec son épouse Carol un hold-up dont le butin doit leur permettre d’éponger leurs dettes. Si Doc et Carol nourrissent l’un pour l’autre une grande passion, ils n’en sont pas moins des gangsters sanguinaires, comme en témoignent le complice qu’ils éliminent, les malheureux qui croisent leur route ou le juge que Carol avait corrompu pour faire libérer son mari. Une violence exacerbée par leur longue séparation, et que la paranoïa inhérente à toute cavale ne peut qu’aggraver.

L’homme de fer (Ironside — 1967)
Rivages / Noir - 1994

Le spectacle qu’offrait le bouge et les bruits qui l’accompagnaient étaient apparemment absorbés sans effort particulier par le tueur, avec tolérance, ce qui ne signifiait pas qu’il approuvât quoi que ce soit. Les remugles nauséabonds, impardonnables. La musique, si peu musicale. Les clients, irrécupérables. Il comprenait la raison d’être de tels endroits. Il comprenait les habitués qui les fréquentaient - les myriades de chemins obscurs et détournés qui les avaient menés là. Il comprenait tout cela, alors il ne condamnait rien, ni personne, pour les mêmes raisons qu’il n’aurait pas condamné un trou, ni les serpents venimeux qui y grouillaient. Tout comme dieu n’aurait pas condamné sa création...

Liberté sous condition (Recoil — 1953)

Doc Luther pensait qu’il était parvenu à ne plus s’émouvoir du spectacle de la corruption. Et pourtant Sandstone ne manquait jamais de le révolter. Ce n’était pas une prison. C’était un asile d’aliénés dont le directeur, et non les pensionnaires, était fou à lier. Il n’y avait qu’une façon de survivre là-bas se montrer encore plus dur que le directeur et avoir un esprit plus tordu que le sien. Jim Thompson Jim Thompson (1906 1906 -1977 1977 ) est le plus grand auteur de romans noirs depuis Hammett et Chandler. Liberté sous condition traite une fois de plus d’innocence, de politique, d’amour et de corruption.

Cent mètres de silence(Nothing more than murder — 1949)


Réédité en intégral sous le titre Un meurtre et rien d’autre aux éditions Rivages
« On demande femme seule, 40-45 ans, pour tenir maison de campagne. Pouvant porter uniforme taille 44. Bons gages. Écrire box n°... »
Cette annonce met le feu aux poudres. Il y a longtemps que le torchon brûle entre Joe Wilmot et sa femme Elisabeth. Cette dernière a introduit Carol sous son toit. Carol louche, elle a la démarche d’un canard et l’élégance d’un sac de pommes de terre. Telle est la première impression qu’elle fait à Joe. La deuxième est différente : « C’est un miel, un sucre, un gâteau. Une vraie garce ! ».

Deuil dans le coton (Cropper’s Cabin - 1952 1952 )

Il ne fait pas bon, en Oklahoma, être le tout jeune amant d’une riche sang-mêlée héritière d’un vaste domaine, lorsque l’on est le fils adoptif d’un petit Blanc minable, raciste et totalement pervers. Qui plus est si « P’pa » est en conflit ouvert avec le père de sa maîtresse. Tom Carver a dix-neuf ans. Toute sa vie, il s’est fait cogner par ce salaud qui dit lui avoir sauvé la vie. Toute sa vie, il a trimé en détournant les yeux sous prétexte de reconnaissance. Un meurtre va tout changer. Tout. Le présent comme le passé. Le mensonge, lui aussi, est une terre fertile. Il y pousse la haine et ses fruits éclatent comme des coups de feu…

1275 âmes (Pop. 1280 - 1964 1964 )


Réédité sous le titre : Pottsville, 1280 habitants

« Je m’appelle Nick Corey. Je suis le shérif d’un patelin habité par des soûlauds, des fornicateurs, des incestueux, des feignasses, et des salopiaux de tout acabit. Mon épouse me hait, ma maîtresse m’épuise et la seule femme que j’aime me snobe. Enfin, j’ai une vague idée que tous les coups de pied qui se distribuent dans ce bas monde, c’est mon postérieur qui les reçoit. Eh bien, les gars, ça va cesser. Je ne sais pas comment, mais cet enfer va cesser. »

Et il me reste encore au moins :

  • Nuit de fureur
  • A deux pas du ciel
  • La Mort viendra, petite
  • Les Alcooliques
  • Vaurien
  • Une combine en or
  • Le Texas par la queue
  • Écrits perdus (1929-1967)
  • Hallali
  • Ici et maintenant
  • Avant l’orage
  • Après nous le grabuge
  • Rage noire
  • Une femme d’enfer

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