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Keith Laumer : Les mondes de l’Imperium

lundi 31 décembre 2018, par Denis Blaizot

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Les mondes de l’Impérium
OPTA
Galaxie/bis N°23
1972

Titre original : Worlds of the imperium (1962  )
Titre français : Les mondes de l’Impérium
Auteur : Keith Laumer (1925 — 1993)
Éditeur : Opta
Collection : Galaxie-bis   (N°23)
Année d’édition française : 1972  
Traducteur : Bruno Martin

Le roman est accompagné de la nouvelle de Robert Moore Williams : Le volontaires de la paix

Quatrième de couverture :

Une trame d’univers en conflagration...
Une vaste toile d’araignée formée de lignes dont chacune était un cosmos complet, dont chacune différait très légèrement de toutes les autres ; et quelque part, une ligne, ou mieux, un monde, où l’on avait inventé un appareil qui permettait à l’homme de se déplacer à travers ces lignes, d’univers en univers, d’une réalité à une autre...

Londres zéro-zéro
était la capitale de cet autre univers, dominé par l’Imperium... Un univers où, depuis 1893  , l’homme voyageait entre les mondes parallèles, un univers où Bernadotte, Gœring et Von Richthfen luttaient pour empêcher la Terre de rejoindre le complexe infini de la désolation, un univers où Brion Bayard devrait affronter Brion Bayard pour sauver son existence...

Mon avis : Voilà un (court) roman de Keith Laumer surprenant. Trois univers parallèles avec des histoires similaires mais loin être identiques. Le nôtre reconnaissable à son histoire façon année 60. Un autre dont la culture est très ancrée dans la fin XIXe, période à laquelle nos deux univers ont clairement diverger. Ce monde donne un petit air steampunk à l’ensemble plutôt agréable. Et un troisième, plus proche du nôtre qu’il n’y parait, bloqué dans une histoire poste seconde guerre mondiale qui aurait tourner à la guerre atomique. Un héros paradoxal, capable du pire comme du meilleur, qui se présente comme un diplomate, mais se bat comme un commando... dont il a la résistance et l’esprit d’entreprise dangereuse. Il manque de mourir plusieurs fois mais s’en tire toujours in extremis. Et pour avoir un Happy end, il tombe amoureux et ne souhaite pas revenir dans univers d’origine... M***de, j’ai lâché le morceau !

Bref, un bon moment de détente, comme à l’accoutumée avec cet écrivain qui mériterait quelques rééditions, voire quelques inédits.

Comme il se doit pour un volume de la collection Galaxie/bis, ce roman est accompagné d’une grosse nouvelle d’un autre écrivain. Ç’a été pour moi l’occasion de découvrir un parfait inconnu pour moi, et probablement aussi pour beaucoup de lecteurs français puisqu’il n’a même pas une page en français sur wikipedia. Je veux parler de Robert Moore Wiiliams (1907-1977  ) qui malgré l’usage de plusieurs pseudo et l’écriture d’un nombre important de romans t nouvelles SF n’a été publié que dans 6 revues françaises dans les années 60/70.

Que dire de cette nouvelle ? Que si ce récit est typique du style de l’auteur et de ces habitudes narratives, ce n’est pas surprenant qu’il n’ait pas connu plus de succès en France. Nous avons, avec Les volontaires de la paix, affaire à une histoire d’espionnage peu vraisemblable. Le héros est super-entrainé, mais tombe dans tous les pièges que lui tendent les méchants. Il s’en tire toujours de justesse. Sauf à la fin où il saura mourir la tête haute, en héros. le héros se promène de la Terre à Lune et retour comme d’autres vont au bain de mer par le train. Manquer de se faire est le cadet de ses soucis mais il n’en va pas forcément de même pour son chef. Bref, une nouvelle intéressante, mais où l’auteur passe à côté du genre thiller/ fantastique pour, à mon sens, se cantonner dans de la SF de hall de gare.

En bref : Un volume à lire pour découvrir un bon petit roman de Keith Laumer et un écrivain qui n’a pas vraiment réussi à franchir l’Atlantique de son vivant

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