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John Aiken : Un Monde bien perdu

dimanche 24 février 2019, par Denis Blaizot

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Un monde bien perdu
Albin Michel (coll. Super-Fiction n° 8 — 1975)

Auteur : John Aiken
Titre : Un monde bien perdu
Titre original : World Well Lost (1970  )
Traduction de Christian Monvoisin
Illustration de Atelier Pascal Vercksen
Éditeur : Albin Michel (coll. Super-Fiction   n° 8)
Dépôt légal : 4e trimestre 1975  
ISBN : 2-226-00205-7

Quatrième de couverture :

Eden, la quatrième planète d’Alpha du Centaure, est menacée d’une attaque brutale par les forces des Nogals, qui viennent de la Terre. Les habitants d’Eden, hostiles à toute violence — même pour se défendre — , sont prêts à accepter leur sort. Pourtant, certains d’entre eux, comme Anstar, Amber et quelques autres, refusent la soumission totale autant que la violence. Et ils possèdent une science singulière, qui peut leur permettre de repousser leurs assaillants...

Biographie [1] de l’auteur :
John Kempton Aiken est né à Cambridge, Massachusetts(U.S.A.), le 10 octobre 1913   et décédé à Rye, Sussex(U.K.), le 12 août 1990  . Il est le fils de Conrad Aiken (1889  -1973  ) et frère de Joan Aiken et Jane Aiken Hodge (1917-2009  ). John Aiken publia son premier travail, « Camouflage », dans la série d’histoires courtes Probability Zero, Astounding d’avril 1943 ; mais son premier texte notable fût « Dragon’s Teeth », dans New Worlds # 3, octobre 1947  . Toutefois il n’est pas resté très actif. Il a publié deux romans de SF : The Lid Off (Robert Hale — 1969) et World Well Lost (en 1970   sous le pseudo de John Paget et en 1971 sous vrai nom.). Ce dernier, basé sur ses récits de New Worlds des années 1940, décrit avec énergie un conflit entre une terre totalitaire et des colons libres d’esprit dans le système d’Alpha Centauri.
Ces deux autres textes notables sont Conrad Aiken, notre père (1989  ) avec Joan Aiken et Jane Aiken Hodge et Nightly Deadshade (un thriller publié chez Macmillan, Londres, 1971)

Mon avis : Comme vous pouvez le constater, John Aiken n’a pas été prolifique. Et ce n’est pas ça qui va me perturber. En effet, ce roman est assez moyen. Moyen à plus d’un titre.

Au fil des pages, j’ai eu le sentiment que ce roman avait été écrit en plusieurs temps. Il est d’ailleurs divisé en trois parties.Le début est indéniablement marqué par les événements de la seconde guerre mondiale. J’ai franchement eu le sentiment d’une transposition de l’état d’esprit régnant dans en Europe au moment des invasions du IIIe reich. Mais lentement le ton change. On se retrouve bientôt dans une véritable histoire de pure science-fiction. Toutefois, inutile d’accorder du crédit scientifique à cet ouvrage. L’auteur ose tout de même parler d’un matériau radioactif qui est stable et sans danger quand vous en avez accumulé plus que sa masse critique. Ce qui contredit complétement le principe de la dite masse critique. Et les trucs qui ne supportent pas l’analyse sont nombreux.

Malgré ses nombreux défauts, ce roman vaut qu’on consacre quelques heures de lectures, mais ne vous étonnez pas de l’oublier très vite.

En bref : À lire, mais ne faites pas l’effort de le chercher.

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