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S. P. Somtow : Les larmes du bouddha de pierre

mardi 28 janvier 2020, par Denis Blaizot

Auteur : S. P. Somtow
Titre français : Les larmes du bouddha de pierre
Titre original : The Stone Buddha’s Tears (2013)
Éditeur : Gope
Année de parution : 2019
ISBN : 979-10-91328-65-4

Quatrième de couverture :

Les vies de deux garçons originaires des classes sociales les plus opposées se croisent à cause d’un mur. Le protagoniste, un mendiant, connu sous le seul nom de « Boy », rencontre un moine novice que son père, politicien corrompu, a envoyé dans un monastère pour obtenir une belle série de photos en vue de sa campagne électorale.

À eux deux, les garçons réunissent gosses des rues, chauffeurs de taxi et cornacs pour réaliser un projet fou : mettre fin à l’alliance sombre nouée par le monde des adultes entre crime organisé et politique.

Traitant de l’innocence et de l’espoir, Les larmes du bouddha de pierre raconte une histoire irrésistible sur l’amitié, les classes sociales, la société et le pouvoir qu’ont les enfants de dire la vérité dans un monde où les adultes ont oublié comment le faire.

Mon avis : J’ai découvert Somtow il y a de très nombreuses années avec Mallworld Graffiti (Denël, coll. Présence du futur n° 366) puis les deux premiers tomes de sa trilogie des chroniques de l’inquisition. Le troisième volet de cette trilogie m’avait un peu dégoûté de l’œuvre de ce touche à tout de génie.

Thaïlandais et non citoyen des États-Unis d’Amérique. Chef d’orchestre, Compositeur... et écrivain. Il est connu sous deux nom de plume : S. P. Somtow et Somtow Suckaritkul.

Quand l’occasion s’est présentée de recevoir les larmes du Bouddha de pierre en Service-Presse, je ne pouvais que tenter ma chance de découvrir une autre facette de cet écrivain. En effet, un cours roman (136 pages) à classer littérature générale allait me changer de la SF, du fantastique et du polar.

Et me voilà avec ce petit volume entre les mains. Il faut l’avouer, il me donne fortement envie de reprendre mes lectures de cet auteur... mais pas Le Vent des Ténèbres, le troisième volet de l’inquisition. Il y a des limites à tout ;-)

Maintenant le roman ! Je n’ai relevé qu’une seule coquille : l’un des principaux protagonistes voit son nom passer (une fois) de Nen à Nem... la traductrice devait avoir un petit creux à cet instant ! [1]

Inspiré, et non tiré, d’un fait réel (1991), ce texte raconte la rencontre improbable de deux enfants que tout oppose. L’un est pauvre, vit dans un bidon-ville en faisant la manche sous la houlette d’un adulte malveillant. L’autre est fils d’homme politique riche à millions.

Les aléas de la vie les font se rencontrer et ils décident de tenter de changer le monde. enfin ! Bangkok. Et ils y arrivent !

Quoi dire d’autre sur ce roman ? Il a été écrit en 2007 pour répondre un projet éditorial qui n’a jamais vu le jour. En 2012, Somtow trouve enfin le moyen de l’éditer. Le contraire aurait été dommage.

En bref : Lisez-le ! Je ne peux rien de plus. Il vous fait découvrir une facette de la vie à Bangkok. Il est moral. Mais surtout, il est bien écrit, bien traduit et très plaisant à lire.

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[1Bah ! Euh ! suite à une question de l’éditeur, j’ai tenté de la retrouver... En fait, c’est peut-être moi qui avait un petit creux ;-)