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Alphonse Daudet : Tartarin de Tarascon

vendredi 29 juillet 2022, par Denis Blaizot

Auteur : Alphonse Daudet

Titre français : Tartarin de Tarascon

Éditeur : Fayard

Année de parution : 1901 1901  [1]

Quatrième de couverture :

À Tarascon, Tartarin raconte partout qu’il est le plus grand chasseur. Pour raconter, ça, il raconte beaucoup, et pour expliquer, ça, il explique ! Mais les gens de Tarascon, eux, voudraient bien voir des preuves de son héroïsme... Alors, à force de le dire, Tartarin de Tarascon est bien obligé de partir... en Afrique, au pays des lions !

Mon avis : Après avoir relu Le petit chose, histoire d’un enfant, le seul livre que mon père m’ait légué, puis les Lettres de mon moulin, lues au collège et que j’ai relu avec plaisir, je viens de m’atteler à la lecture d’un autre grand classique des œuvres d’Alphonse Daudet : Tartarin de Tarascon.

Quand j’ai relu Le petit chose, j’ai relu une autobiographie d’un jeune homme qui n’avais pas de signes particuliers. En relisant Les lettres de mon moulin, j’ai entendu Fernandel me les lire avec son accent méridional qui, selon les circonstances, prenait une intonation grave ou mélancolique. Mais Tartarin de Tarascon m’a été lu avec un accent beaucoup plus chantant et quelque peu moqueur. J’ai fini par reconnaître cette voix : Fernand Charpin, acteur français ayant donné la réplique à Fernandel dans le Schpountz ou encore Panisse dans Marius et Fanny (les films de Alexander Korda bien sûr). Et là, ça change tout.

S’il n’y avait pas eu cette voix pour me lire le texte, je pense que j’y aurais pris beaucoup moins de plaisir. Car, il faut bien l’admettre, les mésaventure de Tartarin ne sont pas si extraordinaires que cela. Et je suis même surpris que ce livre soit autant réédité depuis un peu plus d’un siècle. Peut-être ne suis-je pas le seul à me le faire lire par Charpin ou Fernandel.

Après vous avoir expliqué pourquoi je l’ai apprécié, parlons un peu de l’histoire. Tout ce qui arrive à Tartarin est plutôt vraisemblable. Mais exagéré pour refléter l’esprit affabulateur dont Daudet affuble les provençaux. Mais quoi d’étonnant de la part d’un provençal que d’exagérer dans ses descriptions ? Je ne dirai pas qu’il parlait en connaissance de cause. Mais plus certainement qu’il se moquer de lui-même et sans doute de quelque connaissance méditerranéenne qui avait ce petit travers.

Il est à noter qu’à plusieurs reprise, l’auteur cite un livre d’un certain Jules Gérard, tueur de lions, comme étant une des lectures favorites du héros. En voyant ce nom et ce titre, je me suis dit que ça me rappelait quelque chose. Un petit tour dans le coin le plus sombre de ma bibliothèque et j’en reviens avec une lecture de plus. Hé oui ! Le tueur de lions de Jules Gérard était depuis de nombreuses années à ma disposition. Bon, ben... va falloir le lire au moins en partie.

en bref : Pour prendre plaisir à cette lecture, il faut comme moi le lire avec l’accent du Midi. Si vous le prenez trop au sérieux, vous risquez fort de ne pas apprécier.


[1Non renseigné dans le livre. Information fournie par la BNF