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Maurice Renard : Les mains d’Orlac

samedi 17 octobre 2020, par Denis Blaizot

Auteur : Maurice Renard
Titre français : Les mains d’Orlac
Éditeur : Belfond
Année de parution : 1970

Quatrième de couverture :

Stephen Orlac, le pianiste virtuose, l’égal de Paderewski et de Rubinstein, est-il l’auteur des meurtres atroces dont on l’accuse ? Ses mains, destinées à servir Chopin et Liszt, sont-elles devenues celles d’un assassin ? Orlac est-il un nouveau Dr Jekyll-Mr Hyde ?

Quatre ans après sa parution, en 1924, Robert Wiene (l’auteur du ’’Cabinet du docteur Caligari" ) en fait un film avec le grand acteur Conrad Veidt. En 1935, Karl Freund, le collaborateur de Murnau et de Lang, décide de porter à son tour à l’écran le roman de Maurice Renard : interprète principal, Peter Lorre ( »M. le Maudit« ) ; Gréville enfin, en 1961, donne sa version cinématographique de cette même œuvre et confie à Mel Ferrer le rôle de Stephen Orlac.

Nul doute que « Les mains d’Orlac » ne suscitent une quatrième adaptation cinématographique. Rarement tant d’éléments de suspense, d’horreur et d’érotisme ont été réunis en un même livre.

Mon avis : J’ai commençais la lecture des œuvres de Maurice Renard il y a de très nombreuses années après l’achat d’un volume de la collection « Bouquins » que les éditions Robert Laffont lui ont consacré. Mais sans que je puisse dire pourquoi, je n’ai pas tout lu à l’époque [1] et ce n’est que maintenant que je découvre Les mains d’Orlac.

J’avais adoré Le Dr Lerne, sous-dieu au point de le relire. J’ai été enthousiasmé par Le péril bleu. Les nouvelles que j’ai pu lire à un moment ou à un autre m’ont donné envie de continuer à découvrir son œuvre. Alors en découvrant chez un bouquiniste cette édition grand format imprimée en grands caractères, j’ai pensé que c’était l’occasion.

Et me voilà parti à la découverte des mains d’Orlac.

Ça comment bien et fort. L’accident de train, l’angoisse de l’épouse, etc. constituent à mon avis la partie la plus réussie du roman. Mais après, ben... coup de mou. On est plus proche d’un roman d’amour que d’un roman fantastique. L’inquiétude de l’épouse sur leur devenir ; va-t-il survivre ? pouvoir reprendre le piano en professionnel ? Est-il sain d’esprit ? Ces questions et quelques autres rythment la centaine de pages suivantes. Il faut malheureusement attendre la moitié du roman pour que l’étrange refasse péniblement, laborieusement surface. Arrivé là, je suis à deux doigts d’abandonner ma lecture. Donnons-lui une seconde chance. Je suis toutefois certain d’une chose : en voilà un que je ne relirai pas.

Au final, même si l’intrigue et le mystère s’intensifient dans la deuxième moitié de ce roman, je ne suis vraiment pas emballé. Est-ce le manque d’enthousiasme engendré par la lecture de la première moitié ? Je ne saurais dire, mais je n’ai pas non plus accroché à la deuxième. Dommage !

En bref : Ce roman trouvera sans conteste son lectorat près de 90 ans après sa première publication. Mais s’il y a des romans plus anciens qui m’ont charmés, celui-là n’a pas su retenir mon attention. Si l’histoire vous interpelle, n’hésitez pas à le lire. L’auteur le mérite.

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[1Si je me souviens bien, je n’avais lu que les nouvelles incluses dans ce gros volume.