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Agatha Christie : Une poignée de seigle

dimanche 16 août 2020, par Denis Blaizot

Auteur : Agatha Christie
Titre français : Une poignée de seigle
Titre original : A Pocket full of Rye (1953)
Éditeur : Librairie des Champs-Élysées (Le masque)
Année de parution : 1957

Quatrième de couverture... des nouvelles éditions :

Pourquoi glisser une poignée de seigle dans la poche d’un homme après l’avoir empoisonné ? Pourquoi accrocher un cintre à vêtements dans le nez d’une jeune fille après l’avoir étranglée ? Que signifient ces indices saugrenus ? Sont-ils la signature du meurtrier ? Dans ce cas, il ne peut s’agir que d’un fou. D’un monstre. Un dangereux maniaque se promène en toute liberté à Yewtree Lodge. Un maniaque qui peut frapper de nouveau. Un maniaque que miss Marple est venue démasquer. Car ce qui peut paraître saugrenu à certains prend une signification à ses yeux. Miss Marple est une très vieille dame et elle a vu tant de choses...

Mon avis : Ce roman est, parait-il, le 7e d’un ensemble de 13 mettant en scène Miss Marple. Mais autant prévenir, aussi bien ses admirateurs que ses détracteurs : Miss Marple est très peu présente dans les 200 premières pages du roman (80% quoi. 4/5 si vous préférez). Bref. Le plus gros des événements et de l’enquête vous sont présentés du point de vue de l’inspecteur Neele. Et c’est très bien.

Miss Marple n’apparaît qu’à la page 109. On la voit s’installant dans le train pour rejoindre Yewtree Lodge , lieu de deux des trois crimes après avoir appris la mort d’une de ses anciens bonnes. Puis, une vingtaine de pages plus loin, elle aiguille l’inspecteur sur un chemin tortueux mais prometteur. Et elle, pendant ce temps, continue à faire parler les vivants de tout et de rien... mais le lecteur n’en sait pas plus.

Elle entre vraiment en action vers la page 200, mais telle une DEUS EX MACHINA, ce n’est que dans les 25 dernières pages qu’elle révèle tout ce qu’elle sait à l’inspecteur... et au lecteur par la même occasion. Mouais ! Moyen. Bien malin le lecteur qui avait une bonne raison de soupçonner le véritable coupable de toute cette sombre affaire. Oh, bien sûr ! libre à chacun de l’accuser, mais sans vraiment d’éléments de preuve, sans arguments solides. C’est d’ailleurs tellement peu fiable, que ce n’est que rentrée à on domicile qu’elle y découvre une lettre reçue entre temps qui confirme le tout.

En bref : Un bon moment de lecture, comme toujours avec Agatha Christie. Mais je ne peux pas dire avoir pleinement apprécié cette façon de présenter l’enquête. Miss Marple ne me semble être là que pour faire vendre. Le roman aurait pu être mené à peu de chose près avec uniquement l’inspecteur Neele. Et c’est dommage.

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